Labé : AgriFARM fait le bilan de ses acquis en Moyenne Guinée et ouvre la voie à la pérennisation des résultats

L’atelier régional de bilan et de capitalisation des acquis du projet AgriFARM, couplé à la 11ème session du Comité consultatif régional de la Moyenne Guinée, s’est tenu ce mardi 29 septembre 2026 à Labé. La rencontre a réuni 75 participants venus des régions de Labé, Mamou et Boké autour des résultats, des enseignements et des perspectives de pérennisation des acquis du projet.
Après plusieurs années d’intervention en faveur de l’agriculture familiale en Haute et Moyenne Guinée, le projet AgriFARM poursuit son processus d’achèvement en accordant une place importante au bilan, à la capitalisation des expériences et à la préparation de l’après-projet.
C’est dans ce cadre que s’est tenu, ce mardi 29 septembre 2026, dans la salle de réunion du Gouvernorat de Labé, l’atelier régional de bilan et de capitalisation des acquis du projet AgriFARM, couplé à la 11ème session du Comité consultatif régional de la Moyenne Guinée.

La rencontre, placée sous la présidence d’honneur de Monsieur le Gouverneur de la Région administrative de Labé, représenté par son Directeur de cabinet, a enregistré la participation de 75 personnes sur 80 invitées, dont 17 femmes. Les participants provenaient notamment des régions de Labé, Mamou et Boké et représentaient les autorités régionales et locales, les services techniques de l’État, les organisations de producteurs, les bénéficiaires des appuis aux Microentreprises Agricoles et Rurales (MEAR), les comités de gestion des infrastructures ainsi que les partenaires de mise en œuvre.
Regarder le chemin parcouru et tirer les leçons de l’expérience

L’objectif de l’atelier était de faire le bilan de la mise en œuvre du projet AgriFARM en Moyenne Guinée, de présenter les principaux résultats et acquis enregistrés et de capitaliser les expériences, bonnes pratiques et leçons tirées, en vue de contribuer à la pérennisation des acquis après l’achèvement du projet.
Les échanges ont ainsi porté sur les réalisations physiques, institutionnelles, organisationnelles et socio-économiques, les changements observés auprès des bénéficiaires, les difficultés rencontrées au cours de la mise en œuvre, les bonnes pratiques développées par les acteurs ainsi que les conditions nécessaires à la durabilité des investissements et des mécanismes mis en place.

Madame la Coordinatrice adjointe de l’Antenne AgriFARM de la Moyenne Guinée a au nom du Coordinateur national du projet rappelé que le projet entre désormais dans sa phase d’achèvement et que ce moment constitue une occasion de mesurer les résultats obtenus, mais surtout de tirer les enseignements de l’expérience collective construite avec les producteurs, les communautés, les services techniques, les collectivités et les partenaires.
« L’objectif aujourd’hui n’est pas simplement de dresser une liste de réalisations. Il est de comprendre ce qui a changé, pourquoi cela a changé, ce qui a fonctionné, ce qui a moins bien fonctionné et surtout ce qui peut être maintenu après la fin du projet. C’est tout le sens de la capitalisation. », a-t-elle déclaré.
Cette intervention a également mis en avant plusieurs domaines d’intervention du projet, notamment l’amélioration de la productivité agricole, la valorisation des ressources naturelles, la nutrition, les Champs Écoles Paysans, l’accompagnement des organisations paysannes, les MEAR et la construction d’infrastructures destinées à faciliter la commercialisation des produits agricoles.
La durabilité des acquis au cœur des échanges

Représentant Monsieur le Gouverneur de la Région administrative de Labé, le Directeur de cabinet du Gouvernorat de Labé a souhaité la bienvenue aux participants et souligné l’importance de la rencontre pour la Moyenne Guinée.
Il a notamment rappelé que l’agriculture familiale occupe une place essentielle dans la vie économique et sociale des populations et que les interventions d’AgriFARM ont apporté des réponses à plusieurs défis liés à la production, à l’accès aux marchés, à la préservation des ressources naturelles et au renforcement des capacités des organisations de producteurs.
Une question majeure a été placée au centre des échanges :
« Que restera-t-il de l’expérience AgriFARM après la fin du projet ? »
Cette interrogation a orienté les discussions vers la pérennisation des infrastructures, le fonctionnement des organisations, la gestion des équipements, la poursuite des pratiques agricoles apprises, ainsi que le maintien des mécanismes locaux de concertation.
Résultats, témoignages et échanges avec les participants
Les travaux ont été articulés autour de plusieurs présentations portant notamment sur le projet AgriFARM, son contexte de mise en œuvre, son dispositif opérationnel, ses partenaires, les résultats obtenus par sous-composante, les innovations, les enseignements et les principaux défis rencontrés. Ces présentations ont été suivies de débats et de séances de questions-réponses avec les participants.
La parole a ensuite été donnée aux représentants des bénéficiaires, qui ont partagé leurs expériences et les changements observés à la suite des appuis reçus. Ces témoignages ont permis de replacer les résultats du projet dans la réalité vécue par les producteurs, les organisations et les communautés.
L’atelier a ainsi confirmé l’importance de la capitalisation comme outil permettant de transformer les expériences de terrain en connaissances utiles, de documenter les pratiques pertinentes et de favoriser leur reproduction ou leur adaptation dans d’autres contextes.
Onze recommandations pour consolider les acquis

Au terme des travaux, les participants ont formulé plusieurs recommandations portant notamment sur l’amélioration des mécanismes de financement et d’accompagnement des bénéficiaires, la disponibilité des intrants agricoles dans les délais, le renforcement de la mécanisation agricole, l’implication accrue des services techniques de l’État dans les activités des partenaires et les Champs Écoles Paysans.
Les participants ont également recommandé de favoriser les échanges entre producteurs, de conjuguer les efforts pour achever les travaux entamés, de renforcer la rigueur dans le choix des entreprises et de prendre en compte certaines localités de la préfecture de Boké dans une éventuelle deuxième phase du projet. L’aménagement du lac de Parawi, dans la commune rurale de Bodié, pour l’empoissonnement a également été proposé.
Une rencontre placée sous le signe de la satisfaction et de la responsabilité collective
Au terme des échanges, l’atelier a pris fin sur une note de satisfaction, marquée par la participation active des acteurs aux débats, les témoignages et les différentes suggestions formulées.
La rencontre a également rappelé que la pérennisation des acquis d’AgriFARM repose sur une responsabilité partagée entre les bénéficiaires, les collectivités, les services techniques, les organisations communautaires et les différents partenaires.
La cérémonie de clôture a été présidée par Monsieur le Directeur de cabinet du Gouvernorat de la Région administrative de Mamou, qui a mis fin aux travaux de cette rencontre consacrée au bilan et à la capitalisation des acquis du projet en Moyenne Guinée.
Ainsi, à l’heure où AgriFARM approche de son achèvement, l’enjeu est désormais de préserver, entretenir, valoriser et poursuivre les acquis construits au cours de plusieurs années d’intervention, afin qu’ils continuent à produire des effets au bénéfice des populations rurales.
Maurice KOIVOGUI
Chargé de Communication et Gestion des Savoirs