Mamou : les agents enquêteurs de l’ANASA formés pour mesurer l’impact du projet AgriFARM
Une étape déterminante pour documenter les changements induits par le projet dans les ménages et les territoires ruraux de Haute et Moyenne Guinée

Mamou, 7 septembre 2026. — L’atelier de formation des agents enquêteurs de l’Agence Nationale des Statistiques Agricoles et Alimentaires (ANASA), mobilisés dans le cadre de l’étude finale d’impact du projet Agriculture Familiale, Résilience et Marchés en Haute et Moyenne Guinée (AgriFARM), a été officiellement ouvert ce lundi 7 septembre 2026 à Mamou.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Monsieur le Directeur régional de l’Agriculture et de l’Élevage de Mamou, en présence du Coordinateur adjoint de l’antenne AgriFARM Haute Guinée, du Technicien principal de l’ANASA, du Responsable Suivi-Évaluation du projet, ainsi que de plusieurs cadres de l’UCGP et des deux antennes du projet.
Cette formation constitue une étape importante dans le processus de réalisation de l’étude finale d’impact du projet AgriFARM, qui intervient à l’approche de sa clôture. Elle doit permettre de disposer de données fiables et rigoureuses pour apprécier les changements enregistrés par les ménages bénéficiaires et mesurer les effets et impacts des différentes interventions mises en œuvre dans les zones d’intervention du projet.

Depuis son lancement, AgriFARM a développé des interventions dans plusieurs domaines : amélioration de la productivité agricole, aménagement des sous-bassins versants et des bassins de production, appui aux organisations de producteurs, nutrition, infrastructures de désenclavement et d’accès aux marchés, ainsi que financement de l’entrepreneuriat agricole et rural.
À travers l’étude finale, il ne s’agit donc plus seulement de comptabiliser les réalisations du projet, mais surtout de déterminer ce qu’elles ont réellement changé dans la vie des bénéficiaires.

L’étude devra notamment mesurer les changements enregistrés en matière de production agricole et de revenus, apprécier l’adoption des technologies et pratiques promues, analyser les effets sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que sur la résilience des ménages, examiner la durabilité des acquis et identifier les bonnes pratiques et les leçons apprises.
Le dispositif d’évaluation prévoit ainsi une comparaison entre les ménages bénéficiaires et des ménages non bénéficiaires présentant des caractéristiques similaires. Cette approche doit permettre de mieux isoler la contribution propre des interventions d’AgriFARM aux changements observés.
C’est dans cette perspective que l’ANASA a été mobilisée pour accompagner la réalisation de l’étude. Structure publique spécialisée dans la production et la gestion des statistiques agricoles et alimentaires en Guinée, l’ANASA intervient notamment dans la collecte, le traitement et l’analyse des données agricoles, ainsi que dans la réalisation des enquêtes et études nécessaires à la prise de décision.
La formation des enquêteurs revêt donc une importance particulière. Elle vise à harmoniser les méthodes de collecte, assurer une bonne maîtrise des outils et garantir la qualité des informations recueillies auprès des ménages enquêtés.

Le dispositif prévu comprend 40 enquêteurs, dont au moins 30 % de femmes et 40 % de jeunes, ainsi que six experts superviseurs chargés d’encadrer les opérations de collecte sur le terrain. Les enquêteurs devront notamment maîtriser les techniques d’enquête et les systèmes de collecte numérique de type CAPI.
La collecte sera réalisée à l’aide de questionnaires digitalisés sur tablettes, à travers des outils numériques appropriés. Une image de l’unité d’enquête devra également être prise à la fin de chaque entretien.
Au-delà de la maîtrise technique des questionnaires, la formation doit également rappeler aux enquêteurs les exigences éthiques liées à la collecte des données : consentement éclairé des personnes interrogées, confidentialité et protection des informations recueillies.
Un dispositif d’assurance qualité accompagnera par ailleurs l’ensemble du processus, avec notamment la possibilité de réaliser des contre-enquêtes et de mettre en place un système de contrôle de qualité à haute fréquence.
Cette rigueur est essentielle, car les résultats de l’étude devront permettre de comparer la situation finale à la situation de référence et de produire des éléments crédibles sur la performance, l’impact, la durabilité et l’inclusion dans les interventions du projet.
L’étude finale d’impact doit également permettre de tirer des enseignements utiles pour les futures interventions de développement rural. Dans cette optique, il est prévu notamment l’identification des bonnes pratiques et des leçons apprises, ainsi que la mise à jour du cadre logique et de la théorie du changement à partir des résultats obtenus. Ainsi, derrière les questionnaires qui seront administrés dans les prochains jours, c’est toute une démarche de mesure et d’apprentissage qui se met en place.

La formation ouverte ce 7 septembre à Mamou marque donc le passage d’une phase de préparation à une phase opérationnelle de collecte des données. À l’issue de cette étape, les enquêteurs seront appelés à se déployer dans les différentes zones d’intervention du projet afin de recueillir auprès des ménages les informations qui permettront de mesurer, avec la plus grande rigueur, les changements auxquels AgriFARM a contribué.
Une étape essentielle pour transformer les expériences du projet en données, les données en résultats et les résultats en enseignements utiles pour l’avenir de l’agriculture familiale en Guinée.
𝗠𝗮𝘂𝗿𝗶𝗰𝗲 𝗞𝗢𝗜𝗩𝗢𝗚𝗨𝗜
𝗖𝗵𝗮𝗿𝗴é 𝗱𝗲 𝗖𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗶𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗚𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗦𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿𝘀